Le loup algonquin nous rappelle que certains de nos animaux sauvages les plus emblématiques dépendent encore de vastes forêts connectées et tranquilles. Avec une petite population et des pressions humaines continues, l’avenir du loup algonquin dépend des choix que nous faisons en matière de protection, d’habitat et de la façon dont nous choisissons de partager le territoire.

Qu’est-ce que le loup algonquin ?

 

Le loup algonquin est le résultat d’une longue histoire d’hybridation entre le loup gris et le coyote. On l’appelle plus communément le loup de l’Est, bien que certains soutiennent que le loup algonquin est une sous-catégorie, résultant du mélange de coyotes, de loups gris et de loups de l’Est plus loin. Indépendamment de la composition génétique des canidés, le loup algonquin/de l’Est est un mélange génétique entre le loup et le coyote.
Dans son rapport d’évaluation des espèces en péril de l’Ontario de 2022, le Comité sur le statut des espèces en péril en Ontario (COSSARO) décrit le loup de l’Est comme un canidé de taille intermédiaire qui vit en groupes familiaux et se nourrit de proies qui comprennent le castor, le cerf de Virginie et l’orignal.

L’une des difficultés liées à la compréhension et à la gestion par le public est que vous ne pouvez souvent pas confirmer la présence d’un loup algonquin par la seule vue. Le loup algonquin est généralement plus grand que les canidés ressemblant à des coyotes et plus petit que les canidés de type loup gris. COSSARO note que l’identification fiable du loup algonquin « nécessite des données génotypiques », en raison de similitudes qui se chevauchent en termes de taille et d’apparence (coloration et marquages).

Statistiques de la population :

La population de loups algonquins de l’Ontario est estimée à moins de 500 individus matures selon le COSEPAC (Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada). Ces estimations varient en fonction de la méthode et de l’échantillonnage, mais quoi qu’il en soit, il reste très peu d’individus de cette espèce pour un animal d’une si vaste étendue. Ces statistiques ont influencé le Comité sur le statut des espèces en péril en Ontario (COSSARO), le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada (COSEWIC), ainsi que la province de l’Ontario pour inscrire le loup algonquin parmi les espèces menacées.

L’avenir du loup algonquin

 

Bien que l’Ontario ait classé l’animal comme menacé, il vit toujours dans les zones sauvages de la province et n’est donc pas encore considéré comme en voie de disparition. Le loup algonquin est susceptible de devenir en voie de disparition si les principales causes de la diminution de la population ne sont pas traitées. COSSARO et COSEWIC soutiennent tous deux que le loup algonquin doit être traité comme une « espèce » protégeable en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario parce qu’il représente une population indigène génétiquement distincte en Ontario.

Pourquoi la population diminue-t-elle ?

Les plus grands risques ne sont pas mystérieux – ils sont pratiques et d’origine humaine :

  • La chasse et le piégeage à l’extérieur des zones protégées, en particulier là où les réseaux routiers augmentent l’accès

  • Mortalité liée aux routes

  • Maladies (y compris la rage ou la gale) et concurrence avec d’autres canidés

COSEWIC note également qu’une forte mortalité à l’extérieur des zones protégées peut perturber la structure et la dispersion des meutes, et peut augmenter le risque d’hybridation lorsque les partenaires de la même espèce sont plus difficiles à trouver.

Protections

La Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario offre une protection juridique au loup algonquin et à son habitat, et l’Ontario publie une carte de présence de base où la chasse et le piégeage des loups et des coyotes sont interdits. Dans le même temps, l’Ontario note qu’à l’extérieur de ces zones de base, il existe des exemptions qui peuvent autoriser la chasse et le piégeage, à condition qu’ils respectent les règles plus générales de l’Ontario en matière de pêche et de faune ; c’est l’une des raisons pour lesquelles la gérance continue et la sensibilisation du public sont toujours importantes.

Ce que VOUS pouvez faire pour aider !

– Signalez les observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario (CIPNO), y compris par le biais du projet iNaturalist « Espèces rares de l’Ontario ».

– Signalez les activités illégales impliquant la faune à Signaler un cas lié aux ressources naturelles | ontario.ca.

Soutenez les groupes de conservation qui effectuent un travail pratique sur le terrain qui maintient les grandes régions forestières connectées et réduit la mortalité évitable, comme nos partenaires : Zec Dumoine, CPAWS-OV, Première Nation de Wolf Lake, et nous-mêmes; Amis de la Dumoine | Friends Of Dumoine | Défendre la conservation de la rivière Dumoine.